jean marais

jean marais
178ème
Jean MARAIS
1913 - 1998

Score : 1 059 187

Acteur et Artiste (Francais)
Né le 11 novembre 1913
Décédé le 08 novembre 1998 (à l'âge de 84 ans)

L'acteur français le plus séduisant et dont le nom reste farouchement attaché aux films de cape et d'épée malgré ses débuts dans le cinéma d'auteur avec Jean Cocteau, est un interprète débutant ne présageant pas de la qualité de sa future carrière, dans ses années d'apprentissage du métier de comédien. De son vrai nom Jean Alfred Marais-Villain (ou Villain-Marais), né à Cherbourg le 11 Décembre 1913 à 13 heure, Jean Marais possède un parcours atypique que suivra un de ses héritiers spirituels, Jean-Paul Belmondo, en jouant tout d'abord dans le cinéma d'auteur, essentiellement pour Jean Cocteau qui le remarque le premier et le rend célèbre en lui donnant les premiers rôles de ses films des années 1940. Ce qui ne l'empêche pas de participer à la Guerre à partir de la libération de Paris par les Alliés, puisqu'il rejoint la Seconde Division Blindée française en tant que conducteur de camion pour le ravitaillement des troupes au front.

Puis les années 1950 voient l'unique Fandor / Fantomas du cinéma changer de registre et s'ateler à des ½uvres destinées au grand public. Bretteur de grande qualité, son genre de prédilection sera le film de cape et d'épée, interprétant la plupart des grands rôles qui se prête à ce genre ; du célèbre mousquetaire gascon maintes fois incarné à l'écran, D'Artagnan, à Edmond Dantès, en passant par une foule de chevaliers, plus fine lame les uns que les autres.

Débouté par le conservatoire de Paris, Jean Marais occupe des emplois des plus divers afin de subvenir à sa passion des planches sur lesquelles il monte dès la nuit venue et fait de la figuration. D'ailleurs, l'une des productions dans laquelle il apparaît, Les Parents terribles (1980) sera adaptée des années plus tard par son mentor Jean Cocteau, dans lequel il interprète l'un des rôles principaux. Grâce à son charme et ses cheveux blonds ondulés, il parvient à obtenir quelques rôles mineurs à partir de 1933, commençant par le film de Jean Tarride, Étienne (1933) et celui de Victor Trivas, Dans les rues (1933) Mais il n'est réellement révéler qu'après avoir rencontré et s'être lié d'amitié avec l'auteur-réalisateur Jean Cocteau.

Le futur Edmond Dantès décrira plus tard sa première rencontre avec Cocteau comme sa "deuxième naissance." La critique fréquente de ses relations homosexuelles avec l'auteur le blesse. Néanmoins, il demeure que Jean Marais s'est réellement épanoui en tant qu'acteur dans les films de Cocteau tels que L'Eternel Retour tourné en 1943, La Belle et la bête (1945) réalisé en 1946, ou Orphée (1949) en 1949. Grâce à Cocteau, Jean Marais devient l'une des personnalités du cinéma françaises les plus populaires de l'après-guerre, et les plus grands réalisateurs du pays le réclament. Les deux amants resteront cependant professionnellement et personnellement proches jusqu'à la mort de Jean Cocteau en 1963. La disparition de son compagnon affecte profondément Jean Marais, qui écrira plus tard qu'une grande partie de lui-même était morte ce jour-là, le laissant comme une ombre de lui-même.

Avant de devenir acteur, Jean Marais traverse des temps difficiles avant de décider de ce qu'il voulait faire de sa vie. Tandis que toujours dans son Cherbourg natal, il travaille à des emplois divers, notamment photographe, l'impression de cartes postales, ou vendre des journaux, il commence à peindre très tôt. Une passion qu'il continuera tout au long de sa vie, et qui, par le fruit du hasard, lui permet de se faire remarquer par le réalisateur Marcel L'Herbier qui lui achète l'une de ses peintures, et du même coup, offre à Jean Marais des petites rôles dans deux de ses films, L'Epervier et L'Aventurier (1934) tous les deux réalisé en 1933. L'histoire de sa vie inspirera plus tard la trame du film de François Truffaut, Le Dernier Métro réalisé en 1980.

Au début des années 1960, le brillant bretteur, devenu pour les Américains qui le réclament, une sorte d'Errol Flynn ou de Douglas Fairbanks à la Gauloise, apparait dans une série de films d'aventure comme Fantomas (1964) dans lequel il joue deux rôles opposés, le gentil journaliste Fandor à la poursuite du mégalomane sans visage au masque en caoutchouc vert Fantomas qu'il incarne également, ou Le Saint prend l'affût (Il Santo prende la mira) (1966) Il s'essaye même à la mise en scène sur des téléfilms adaptés de pièces de son défunt amant, Jean Cocteau, fin des années 1980. Après une longue retraite, Jean Marais revient au cinéma au milieu des années 1980 avec des rôles de qualité dans des films tels que Parking (1985) un remake du succès de Jean Cocteau, Orphée (1949) réalisé par Jacques Demy en 1985, ou Les Misérables du XXe siècle réalisé par Claude Lelouch en 1993, se permettant même le luxe de refuser le rôle du vieux moine assassin dans Le Nom de la Rose (Der Name der Rose) de Bertolucci. Celui-ci ne s'avouant pas vaincu, il lui confie ce qui s'avèrera être sa dernière apparition dans son film Beauté volée (Stealing Beauty) qui date de 1995. Cette année-là, Jean Marais reçoit un grand hommage, la légion d'honneur pour sa contribution au cinéma français. Il devait décédé 3 ans plus tard à Cannes, à un mois de l'anniversaire de ses 85 ans, d'une crise cardiaque des suites d'une maladie des poumons.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:51

elvis

elvis

Elvis PRESLEY
1935 - 1977

Score : 7 721 378

Artiste, Chanteur et Musicien (Américain)
Né le 08 janvier 1935
Décédé le 16 août 1977 (à l'âge de 42 ans)

Elvis Aron Presley, est né le 8 janvier 1935, à Tupelo dans le Mississippi. En 1948, la famille Presley s'installe à Memphis. Elvis obtient son bac au collège Humes en 1953. Durant l'été, il enregistre un 45 tours: My Happiness et That's Wen Your Heartaches Begin au Memphis Recording Service (siège de Sun Records) pour offrir à sa mère. En juillet 1954, le propriétaire-producteur de Sun Records, Sam Phillips, présente Elvis à deux musiciens locaux, le guitariste Scotty Moore et le contrebassiste Bill Black. Le 5 juillet, le trio enregistre That's All Right, Mama avec Blue Moon of Kentucky en face B. le disque sort sous le label Sun le 19 juillet. C'est le premier disque d'Elvis. Les trois associés continuent d'enregistrer et commencent à jouer dans la région. Le batteur D. J. Fontana se joint au groupe en 1955.

Le colonel Tom Parker devient le manager d'Elvis. En novembre, il signe avec RCA Records qui sera son label pour tout le reste de sa carrière. En 1956, Heartbreak Hotel, le premier 45 tours d'Elvis chez RCA (et premier disque d'or), sort en janvier, suivi en mars de son premier album Elvis Presley. Il apparaît pour la première fois à la télévision dans l'émission Stage Show, et la même année, dans The Milton Berle Show, The Steve Allen Show et The Ed Sullivan Show. En novembre, la première du premier film d'Elvis, Love Me Tender, a lieu à New York.

En 1957, il achète Graceland en mars. Loving You et Jailhouse Rock sortent cette même année. En novembre, il chante pour la première fois à Hawaii. En décembre, il reçoit sa feuille de convocation sous les drapeaux et passe son premier Noël à Graceland.

En 1958, Elvis est incorporé le 24 mars. En août, sa mère, Gladys, tombe malade. Il rentre à la maison le 12 août; Gladys décède le 14 à l'âge de 46 ans. En octobre, Elvis arrive sur la base militaire de Friedberg en Allemagne, où il restera jusqu'en mars 1960. Il visite Paris en 1959, pendant une permission de 15 jours. A l'automne, il rencontre Priscilla Beaulieu.

Il est officiellement libéré le 5 mars 1960. Le même mois, il enregistre une émission avec Frank Sinatra diffusée en mai. Avant la fin de l'année, il sort trois singles qui seront numéro un au hit-parade, un album numéro deux et un album numéro un. Le 25 février 1961 est décrété Jour Elvis Presley au Tennessee. Il donne deux concerts de charité au Ellis Auditorium au profit d'une trentaine d'oeuvres de la région de Memphis. En mars, il se produit à Pearl Harbor à Hawaii; la recette contribue à financer un mémorial à l'USS Arizona. Ce sera le dernier concert en public avant le show télévisé de 1968. Elvis fait du cinéma et enregistre de (1962 à 1969), 23 bandes sonores de ses films; à raison de deux ou trois par année.

Le 1er mai 1967, Elvis et Priscilla se marient à l'Aladdin Hotel de Las Vegas. Le couple passe sa lune de miel à Palm Springs en Californie avant de rentrer à Memphis. 1968, naissance de sa fille Lisa Marie, le 1er février. La deuxième quinzaine de juin, il répète le show télévisé "Elvis". L'enregistrement a lieu du 27 au 30 juin, et l'émission sera diffusée le 3 décembre. En 1969, pour la première fois depuis 1955, Elvis enregistre à Memphis. De ces séances sortiront In The Ghetto, Suspicious Minds, Don't Cry, Daddy et Kentucky Rain. En mars et avril, il termine son dernier rôle, dans le film Change of Habit. Le 31 juillet, première d'un engagement de 4 semaines et 57 concerts, qui seront un triomphe, à l'International Hotel de Las Vegas.

Elvis est décédé, le 16 août 1977. Il fut trouvé mort dans la salle de bain de Graceland, par son amie Ginger Alden. Malgré tous les efforts pour le ranimer, il fut déclaré officiellement mort à 16 heures. Le rapport de l'enquête médicale conclut à une mort naturelle (arrêt cardiaque).
Dans les heures qui suivirent, des milliers de fans affluèrent devant les grilles de Graceland, espérant contre tout espoir que les rumeurs étaient fausses. Le lendemain, lorsque Elvis fut transporté à Graceland pour la dernière fois, plus de 80 000 personnes s'agglutinèrent le long d'un Elvis Presley Boulevard noir de monde afin de présenter leurs condoléances.

Des hommages affluèrent de partout; des camarades acteurs et chanteurs, des politiciens, des fans, tous semblaient désireux d'exprimer leur peine et leur reconnaissance envers Elvis. Le président Jimmy Carter exprima le sentiment de millions de personnes lorsqu'il déclara: Elvis est peut-être parti, mais sa légende restera avec nous pour toujours. Le jour des funérailles, un défilé de seize voitures amena le corps d'Elvis depuis Graceland jusqu'au cimetière le long d'une route de presque cinq kilomètres longée par des milliers de fans. Son dernier lieu de repos se trouve dans le Meditation Garden, à Graceland pour des raisons de sécurité.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:49

claude francois

claude francois
1er
Claude FRANCOIS
1939 - 1978

Score : 19 327 013

Artiste, Chanteur, Compositeur et Musicien (Francais)
Né le 01 février 1939
Décédé le 11 mars 1978 (à l'âge de 39 ans)

Claude François naît le 1er février 1939 à Ismaïla en Egypte. Son père, Aimé, est contrôleur de la circulation maritime sur le canal de Suez. Il est muté sur les bord de la mer Rouge en 1951 et s'installe donc avec sa femme Lucie d'origine italienne, sa fille Josette et son jeune fils Claude à Port Taoufik. Cette famille va vivre tranquillement jusqu'en 1956, date de la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser. Obligée de partir, la famille vit le retour vers la France comme un brutal déracinement. Elle s'installe à Monte-Carlo dans un appartement modeste. Mais Aimé tombe malade et se voit dans l'incapacité de travailler. Petit à petit, son fils prend la place du chef de famille. Après un vague séjour derrière le comptoir d'une banque comme employé, Claude François se prend à rêver de réussite. Aidé par un tempérament entreprenant, il commence à rechercher quelques cachets dans les orchestres des grands hôtels monégasques. Très tôt, ses parents lui ont fait donner des cours de violon et de piano. Par lui-même, il s'intéresse aussi à l'univers des percussions. C'est d'ailleurs la rythmique qui lui donnera en premier lieu, la possibilité de s'exprimer.

C'est ainsi qu'en 57, il est engagé dans l'orchestre de Louis Frozio qui se produit à l'International Sporting Club. Son père voit d'un très mauvais oil l'entrée de Claude dans le monde artistique et à dater de ce jour, la brouille entre les deux hommes est installée, à jamais. Déterminé, Claude malgré un maigre salaire persiste dans cette voie. Le directeur ne veut pas le laisser chanter et bien tant pis, il va voir ailleurs et plus précisément à l'Hôtel Provençal de Juan-les-Pins. Un peu plus sûr de lui, il commence à se faire connaître dans les boîtes de nuit de la région. Un jour de 1959, il rencontre celle qui deviendra un an plus tard sa femme, une danseuse anglaise du nom de Janet Woolcoot.

Ambitieux et décidé à réussir sa vie, Claude François décide de monter à Paris. Fin 61, il part avec femme, famille et bagages s'installer dans la capitale. Le début des années 60 est une époque de grands bouleversements pour la variété française. Commence l'ère de "Salut les Copains", émission de radio célèbre, des reprises en français de grands tubes américains, du twist et autres yé-yé. Claude François se fait engager dans la formation d'Olivier Despax, les Gamblers. Mais la situation rester précaire. Les cachets ne sont pas très importants et surtout, il veut toujours autant réussir. Il sort bientôt un 45 tours chez Fontana intitulé "le Nabout twist" (sorte de twist oriental) sous le nom de Koko. Ce premier disque est un échec.

Aimé François s'éteint en mars 1962 et n'entend pas quelques mois après, le premier grand succès de son fils, "Belles Belles Belles", adaptation en français d'une chanson des Everly Brothers. Lancé par l'émission "Salut les Copains", Claude François démarre alors une véritable carrière de chanteur. Pris en main par un jeune impresario, Paul Lederman (futur agent de Coluche ou de Thierry Le Luron), voilà Claude François qui commence à marcher sur les plates-bandes de ses collègues. Il part en tournée en 1963 en première partie des Chaussettes Noires et peu à peu, ce jeune homme hyper-énergique s'impose sur scène jusqu'à leur ravir la vedette. Plusieurs titres vont se hisser durant cette année-là en haut des hit-parades dont "Marche tout droit" ou "Dis-lui". Le nombre d'admiratrices est en augmentation constante : son look de jeune homme de bonne famille, ses cheveux blonds laqués et ses paroles aseptisées sont autant d'atouts pour séduire un public féminin. En octobre, sort un autre tube, "Si j'avais un marteau", adaptation de "If I had a hammer" de Trini Lopez.

Claude François travaille beaucoup et enchaîne les chansons adaptées de l'anglais, sans que pour autant celles-ci laissent un souvenir impérissable (la "Petite mèche de cheveux" ou "Je veux tenir ta main"). Quoiqu'il en soit, le succès est enfin là et le chanteur gagne de plus en plus d'argent. En 1964, il s'offre un ancien moulin à la campagne, à Dannemois, en Ile-de-France. Quelques semaines plus tard, on l'entend chanter "la Ferme du bonheur". C'est aussi l'année de sa première tournée en vedette avec les Gams, groupe yé-yé par excellence, les Lionceaux et Jacques Monty. Ce n'est pas toujours de tout repos car le chanteur se montre maniaque, voire intransigeant et désagréable avec ses collaborateurs. En septembre de la même année, il se produit pour la première fois à l'Olympia à Paris. Dans ce récital, Claude François chante un "J'y pense et puis j'oublie" assez nostalgique qui fait référence à la séparation avec sa femme, Janet.

En 1965, le jeune homme enregistre environ une quinzaine de titres de "les Choses de la maison" à "Même si tu revenais". Il fait un Musicorama, émission de radio enregistrée en direct à l'Olympia à Paris, en octobre. C'est un triomphe. Il poursuit en enregistrant et en tournant pour la télévision une version de Cendrillon. L'année 66 est marquée par la création des Clodettes, équipe de quatre danseuses qui font office de faire-valoir. La tournée d'été n'en est que plus délirante, ponctuée par les scènes d'hystérie collective des admiratrices. En fin d'année, il monte à nouveau sur la scène de l'Olympia pour y triompher une fois de plus.

Après une courte idylle avec France Gall, il rencontre Isabelle qui devient bientôt la mère de ses deux fils. Nous sommes en 67 et cette année semble décisive. En effet, Claude François est en fin de contrat chez Philips et envisage de créer sa propre entreprise. C'est chose faite avec les Disques Flèche. Il devient artistiquement indépendant et seul maître à bord. Un véritable homme d'affaire, patron également de son propre fan club ! Le nouveau label est inauguré en 1968 avec le titre "Jacques a dit". Il continue avec une adaptation des Bee Gees, "la Plus belle des choses". Mais sur ce même disque figure une chanson qui va devenir un tube mondial. Ecrit en collaboration avec Jacques Revaux pour la musique et Gilles Thibault pour le texte, "Comme d'habitude" est en fait le symbole de la rupture du chanteur avec France Gall. Adaptée en anglais par Paul Anka, "My way" sera chantée par les plus grands de Sinatra à Elvis Presley.

En juillet de la même année, Isabelle donne naissance à Claude Junior, vite surnommé Coco. Mais Claude François ne fait pas étalage de sa vie privée, il veut conserver ses fans et ne pas les décevoir. Il continue donc ses tournées, une en Italie et une autre en Afrique, du Tchad au Gabon, en passant par la Côte d'Ivoire. Hormis la naissance de son fils Marc, l'année 1969 ressemble aux précédentes. Il faut noter tout de même que son passage à l'Olympia durant 16 jours à guichets fermés est à nouveau un triomphe. Le spectacle ressemble à un véritable show à l'américaine : quatre danseuses, huit musiciens et le grand orchestre de l'Olympia. Il enchaîne l'année suivante avec une tournée au Canada. Mais c'est à Marseille que pour la première fois, il va craquer alors qu'il est en scène. Le surmenage est sans doute à l'origine de ce malaise. Il part aux Canaries se reposer. A peine rentré, il est victime d'un accident de voiture. A peine remis (de son nez brisé et de son visage tuméfié), Claude François, l'infatigable, repart en tournée avec Dani et C.Jérôme.

A la fin de l'année, il rachète Podium, un magazine pour les jeunes qui bientôt supplante ses rivaux, dont le fameux Salut les Copains. En 1972, en véritable connaisseur de musique noire-américaine, il part enregistrer le titre "C'est la même chanson" aux Etats-Unis, à Detroit, dans les studios de la Tamla Motown. Mais ses activités sont maintenant diversifiées. Il fait aussi de la production et avec les disques Flèches et s'occupe d'artistes tels Patrick Topaloff et Alain Chamfort. Toujours à la recherche de nouveaux talents, il recrute un jeune compositeur suisse, Patrick Juvet, pour écrire "le Lundi au soleil",succès de l'année 72 sur lequel on voit Claude François et les Clodettes exécuter une chorégraphie à base de petits pas sautillants et de moulinets des bras. Cette chorégraphie devient un des symboles du chanteur.

D'autre part, il choisit de ne pas faire l'Olympia et part en tournée autour de Paris avec un chapiteau de 4.000 places. A la fin de l'année, il subit un contrôle fiscal et se voit obliger de payer 2 millions de francs à l'Etat. En 1973, il interprète "Je viens dîner ce soir", "Chanson populaire" et surtout "Ça s'en va et ça revient", titres qui deviennent à leur tour de véritables tubes. Pourtant, le sort semble s'acharner sur le chanteur. En juin 73, le moulin de Dannemois est ravagé par un incendie. L'année suivante se passe un peu mieux. "le Mal-Aimé" fait un malheur, suivi rapidement par le méga-tube, "le Téléphone pleure", vendu à deux millions d'exemplaires. Les affaires reprennent et Claude François investit cette fois dans une agence de mannequins, Girls Models. On connaît l'attirance du chanteur pour les jeunes filles qui l'avait pousser l'année précédente à racheter un magazine de charme, Absolu. Il s'était même pour l'occasion transformé en photographe !

Poursuivant sa carrière avec frénésie, Claude François enchaîne les succès même si au milieu de ces années 70, cela ne marche pas autant qu'il le voudrait. Ses concerts attirent de toute façon un nombre toujours impressionnant de spectateurs, sûrs du show délirant auquel ils vont assister. C'est ainsi que le 1er juillet 74, il rassemble quelques 20.000 personnes à la Porte de Pantin à Paris pour "Perce-Neige", fondation d'aide aux enfants handicapés présidé par un de ses amis, Lino Ventura. L'année suivante, le journaliste Yves Mourousi organise un concert de Claude François au profit de la recherche médicale, devant un public très nombreux rassemblé aux Tuileries à Paris. Cela sera d'ailleurs le dernier concert du chanteur dans la capitale.

Entre enregistrements de nouveaux disques, souvent dans une atmosphère tendue due à la maniaquerie de l'artiste, les tournées comme celles qu'il effectue aux Antilles en avril 76 ou en Afrique à la fin de l'année, ses love-story avec la Finlandaise Sofia ou l'Américaine Kathaleen (sa dernière compagne), ses shows télévisés, ses voyages incessants, Claude François vit à cent à l'heure. Et parfois cela ressemble aussi à un cauchemar : il est victime en 1975 de l'explosion d'une bombe de l'IRA (Armée révolutionnaire irlandaise) à Londres. Il s'en tire avec un tympan crevé. En 77, il se fait tirer dessus alors qu'il conduit sa voiture. Sans dommage.

S'il a répété pendant des années qu'il lui faut chanter toujours le même genre de chansons pour satisfaire son public, Claude François sait de toute façon s'adapter aux modes dans la mesure où elles peuvent correspondre à son personnage. En 77, la musique disco est à son apogée. Ilsurfe donc sur la vagueen 1978avec "Alexandrie Alexandra", écrit par Etienne Roda-Gil, l'auteur attitré de Julien Clerc. Le 11 mars 1978, la France entière apprend que Claude François est mort électrocuté à son domicile parisien. La disparition subite de l'idole plonge ses fans et le public en général dans un état de profond chagrin qui vire parfois à l'hystérie. Le chanteur entre alors dans la légende. Le jour de ses obsèques, le 15 mars, sort le 45 tours "Alexandrie Alexandra".

Poussé par une ravageuse envie de réussir malgré un physique et une voix que lui-même dénigrait, Claude François parvint à se maintenir au sommet de son art pendant presque vingt ans. Son esprit entreprenant ainsi que son flair indéniable furent les moteurs de cette carrière extraordinaire qui fit de lui le détenteur du label "Chanson populaire". Il demeure un symbole : celui de la France giscardienne, celle des années 70, de la télévision pailletée, des mythiques émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier. Personnalité ambiguë, certainement très méconnue encore, pas toujour saussi brillante que ses costumes satinés, Claude François est aujourd'hui une icône.

Le 11 mars 2000, 22 ans jour pour jour après sa disparition, une place Claude-François est inaugurée en fanfare au pied de son ancien domicile parisien. Le 11 mars 2003, ce nouvel anniversaire est largement célébré par ses admirateurs qui ne perdent pas une occasion de cultiver son souvenir, parfois jusqu'au ridicule. Une mèche des cheveux du chanteur pouvant se céder à 15.000 francs (2500 euros). Du côté marketing, Claude François est aussi toujours une valeur sûre. Ses tubes rapportent toujours beaucoup d'argent : depuis les années 90 et le revival autour des années 70,plus de 250.000 disques et compilations de Claude François se sont écoulées. Son fils Claude François Junior a rouvert en 1993 les Disques Flèches, non pas pour produire des disques, mais pour gérer le patrimoine et l'image du chanteur.

Anecdotes :

Michel Drucker a dit que claude François avait voulut sortir avec Dany Saval,sa femme actuelle ,et que celle-ci l'avait choisit alors qu'en fait c'est claude François qui l'avait présentée à Michel Drucker afin qu'elle sorte avec lui car Michel Drucker était seul.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:48

coluche

coluche

COLUCHE
1944 - 1986

Score : 10 287 975

Artiste et Comique (Francais)
Né le 28 octobre 1944
Décédé le 19 juin 1986 (à l'âge de 41 ans)

C'est le 28 octobre 1944, à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d'une famille originaire du nord de l'Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. Malheureusement ce dernier décède en 1947 et laisse son épouse Simone élever seule ses deux enfants avec son maigre salaire. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Le garçon fabrique d'ailleurs sa propre guitare au son très approximatif et tellement lourde qu'il ne peut la soulever seul. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d'un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes).

C'est finalement à l'usine qu'il se pose en tant que manutentionnaire après un court passage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu'il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d'artiste qui le fait rêver. Sur l'Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l'éternité : Coluche.

Un soir, l'acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l'emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S'y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs. Deux entractes ont lieu où les comédiens font le service. Le public est conquis. Coluche fonde avec des amis la troupe « Le vrai chic parisien ». En 4 ans, il joue avec succès « Thérèse est triste » et « Ginette Lacaze » avant que Dick Rivers n'impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. La troupe joue également « Introduction à l'esthétique fondamentale » avant que Coluche ne la quitte. « J'ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul.

Tout s'enchaîne alors très vite pour lui. Il apparaît au cinéma dans des petits rôles comme dans « Le grand bazar ». Aperçu dans plusieurs publicités, il enregistre la bande son de son premier one-man-show « Mes adieux au music-hall » avec lequel il remplit le Caf'Conc, inauguré pour l'occasion, non loin des Champs-Elysées. C'est ici qu'apparaissent pour la première fois la mythique salopette rayée bleu et blanche et les inoubliables brodequins jaunes qui feront ce personnage inoubliable dans la carrière de l'artiste. Sous contrat avec Paul Lederman et Claude Martinez, Coluche entreprend des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, à guichets fermés et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées.

En février 1975, Coluche revient à l'Olympia. Mais cette fois, c'est son nom qui s'étale en grand. Le « Schmilblick » est le tube de l'été et plus d'un million de 45 tours se vendent à travers le pays. Amoureux des femmes, Coluche cède cependant aux sirènes du mariage et épouse en octobre la seule qui lui fasse tourner la tête, Véronique, avec qui il aura deux enfants. Un mois plus tard, il est de nouveau sur les planches. Bobino a les yeux de Chimène pour lui et les critiques sont cette fois unanimes devant ce comédien aux gants de boxe qui conclut son spectacle par une interprétation du « temps des cerises » sur une pochette.

Coluche devient incontournable. En 1976, Patrice Leconte lui offre un rôle dans son premier long métrage au succès mitigé « Les vécés étaient fermés de l'intérieur » dont certaines critiques peu élogieuses diront que les cinémas l'étaient aussi. Mais c'est surtout sa production suivante qui sera retenue. Il ½uvre auprès du maître Louis de Funès dans « L'aile ou la cuisse » et laisse une première empreinte cinématographique marquante. « Il possède un talent explosif. Je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand » dira de Funès par la suite. Ce à quoi Coluche répliquera: « Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Il est une école à lui tout seul. » L'année suivante, il se lance dans la réalisation et sort « Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine ». Mais un an plus tard, Coluche revient à ses premiers amours et prend possession de la scène du théâtre du Gymnase-Marie-Bell pour 18 mois le tout à guichet fermé, jusqu'en février 1981.

La radio lui ouvre également son antenne dès 1978. Europe 1 lui offre la tranche 15h30-16h avec l'émission « On n'est pas là pour se faire engueuler » qui fera un carton pendant un an et demi avant que son animateur vedette ne reparte en tournée. Le touche-à-tout ne fera qu'un court passage à RMC en février 1980, renvoyé au bout de quinze jours, officiellement pour incompatibilité d'humeur, officieusement pour avoir cité le Canard Enchaîné sur l'affaire des diamants de Bokassa, déplaisant à l'entourage du Président Giscard. Mais politiquement parlant, le personnage à d'autres desseins. Toujours en 1980, il avoue à un journaliste son désir de se présenter comme candidat aux présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire. « Personne ne m'attend au tournant vu qu'on sait pas où je vais tourner. » L'idée dans un coin de sa tête, Coluche rôde son nouveau spectacle dans son fidèle Café de la Gare avant de partir tourner « L'Inspecteur La Bavure ». Ce n'est qu'en novembre de la même année qu'il donne vie à ses pensées. Il se déclare officiellement candidat à l'élection présidentielle de 1981.

Son appel au vote reste célèbre : « j'appelle tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques à voter pour moi, à s'inscrire dans les mairies et à colporter la nouvelle. Tous ensemble pour leur foutre au cul. » Pour lui, l'ensemble des minorités forment la majorité. Sous sa bannière « bleu-blanc-merde », Coluche grimpe dans les sondages au prix d'une campagne rocambolesque dans les colonnes de Hari-Kiri. Crédité jusqu'à 16% des intentions de vote, le « clown » dérange la classe politique. Persona non grata, il se lance dans une grève de la faim pour lutter contre la fermeture des espaces d'expression après une conférence de presse au plat de spaghetti. Le 7 avril, il doit capituler et abandonner son ambition.

Huit mois plus tard, il divorce et prend du recul en s'installant dans les Caraïbes. En 1982, entre les tournages de « Deux heures moins le quart avant Jésus Christ », « Le maître d'école » et « Banzaï », il participe masqué à l'émission de Michel Polac dont le sujet est « Faut-il se débarrasser de Coluche ? ». L'annonce du suicide de son grand ami Patrick Dewaere est un choc tout comme la mort du dessinateur Jean-Marc Reiser. Coluche se fait plus rare. Il participe aux tournages de « La femme de mon pote » et « Le roi Dagobert » en 1983, « La vengeance du serpent à plume » et « Le fou de guerre » en 1984. Mais c'est surtout sa magistrale interprétation dans « Tchao Pantin » qui marque les esprits. Le César du meilleur acteur récompense cette performance de haut vol.

L'époque de la convalescence passe doucement et le trublion refait son apparition sur le devant de la scène. En mai 1985, l'émission de Patrick Sabatier « Le jeu de la vérité » qui lui est consacré est un incroyable succès en terme d'audimat. Coluche était décidé à ne faire l'impasse sur aucune question. Puis il revient à Europe 1 pour animer « Y'en aura pour tout le monde » avec Maryse. Coluche est bel et bien de retour !
En septembre, il participe à un gigantesque canular en épousant Thierry Le Luron « pour le meilleur et pour le rire » avant de partir battre le record du monde de vitesse à moto, sa grande passion. En Italie, il est le premier homme au monde à atteindre 252.087 km/h sur deux roues. La toute jeune Canal + lui fait ensuite des avances, qu'il accepte en animant quotidiennement l'émission « Coluche 1-faux ».

En 1986, une idée lumineuse lui traverse l'esprit. Depuis l'antenne d'Europe 1, Coluche lance un appel, passé à la postérité, aux plus démunis : « Moi je file un rencard à ceux qui n'ont plus rien ... » car pour lui et la troupe d'Enfoirés qu'il s'apprête à créer « aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid ». Homme de c½ur, il lance ses Restos du même nom, chargés de collecter des denrées alimentaires pour les gens dans le besoin. Le 26 janvier, sur la première chaîne, sa grand'messe permet de récolter près de 26 millions de francs dans ce but. Le personnage multiplie les apparitions fantasques, qu'il soit interviewé au fond d'une piscine par Michel Denisot ou qu'il débarque au festival de Cannes déguisé en « France Moche » pastiche de la chroniqueuse France Roche.

Le 19 juin 1986, Michel Colucci prend sa moto pour rejoindre Cannes depuis Opio où il s'est installé. Sans motif apparent, un poids lourd stoppe net devant lui. La lumière s'éteint sous ce « Putain de camion » - comme le chantera Renaud deux ans plus tard. Aujourd'hui encore, Coluche est plus qu'un comique, un homme engagé, dont les mots résonnent encore dans nos têtes vingt ans après sa disparition.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:43

jean lefebvre

jean lefebvre

Jean LEFEBVRE
1922 - 2004

Score : 1 817 482

Acteur et Artiste (Francais)
Né le 03 octobre 1922
Décédé le 08 juillet 2004 (à l'âge de 81 ans)

Jean Lefebvre était un comédien français, né le 3 octobre 1922 à Valenciennes (Nord) et mort le 8 juillet 2004 à Marrakech (Maroc).

Au cinéma et au théâtre, il a interprété de nombreux rôles burlesques. Parmi les plus célèbres : Les Tontons flingueurs, Ne nous fâchons pas, et la série du Gendarme de Saint-Tropez et de la Septième compagnie, une parodie de la bataille de France en 1940. Cette oeuvre, que les initiés appellent simplement "la trilogie" (toute facon c'est star wars qu'a copié) reste dans les mémoires comme une oeuvre majeure symbole d'un comique de l'autodérision typiquement francais dont Jean Lefebvre fera la trame de sa carrière "J'ai tourné dans tellement de navets qu'on pourrait en cultiver un jardin" déclara t'il ainsi.

Homme sage, il appliqua tout au long de sa vie une philosophie d'inspiration épicurienne basée sur la jouissance du moment présent et l'ouverture vers l'autre (et celle des bouteilles). "Buvez un coup à ma santé les jeunes" nous dit il en guise de conclusion lors de notre dernière rencontre.

Fin musicien dans "feu Adrien Musset", Défenseur de l'agriculture hexagonale dans "Tendrement vache", protecteur de la veuvre et de l'orphelin dans "Prends ta Rolls et vas pointer", Ambassadeur de la cause viticole, il donne une seconde jeunesse à l'oeuvre de Molière dans "Chateau Magot". Un grand nombre de ces merveilles assureront un succès sans equivalent aux secondes partie de soirées cinéma du dimanche soir sur M6.

Grand séducteur, célèbre pour son fameux regard de cocker, il sut conquérir le coeur de nombre de ses admiratrices tant par son humour et son charisme que par son physique ravageur. Ceci ne fut bien sur pas sans susciter de nombreuses jalousies chez ses collègues hollywoodiens (Tom C., Bruce W, Robert de N, John T. Arnlod S ainsi que Sylvester S.) qui lui barrèrent la route vers les oscars (mesquinerie quand tu nous tiens...)

Il s'était récemment distingué au théâtre en jouant le double-rôle principal de la pièce Les Jumeaux. N'hésitant pas à donner de sa personne, il a réalisé une prestation d'un réalisme sans faille dans la pièce "les vignes du seigneur".

Il était un gros joueur et, en 1999, avait gagné environ 3,7 millions de francs au Loto. Avec ce pactole, il s'était monté un restaurant à Marrakech, La Bohème.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 08:40